Le sous-ministre Daniel Watson parle de ses principes fondamentaux pour composer avec des situations qui se déroulent de façon indépendante de notre volonté.

Dans tout temps, le cadre de direction doit servir d’exemple pour ses employés. Parce que les employés vont regarder cette personne-là et vont prendre le signal de comment est-ce que nous, nous réagissons. Donc, c’est un facteur de multiplication très important parce que si vous avez dix employés ou vingt employés ou cent employés qui se rapportent à vous, ils vont regarder comment vous, vous réagissez et ils vont suivre vos signaux. Donc très important, numéro un, d’être un bon exemple.

Ceci étant dit, il y a des circonstances différentes où les comportements pourraient être différents. Par exemple, si c’est un débat de qu’est-ce que devrait être une politique et vous avez une perspective là-dessus, mais en fin de compte, le ministre, le sous-ministre, le sous-ministre adjoint, dépendant c’est qui qui prend la décision, décide que non, on n’ira pas dans la direction que vous, vous proposez, on ira dans une autre direction, à ce point-là, il faut que le cadre de direction accepte loyalement la décision en question. C’est le moment de cesser d’essayer de changer cette décision-là si c’est une bonne décision légale prise par les autorités qui ont le droit de prendre cette décision. Et finalement, de passer à l’implantation loyale comme on le dit si souvent.

Si par contre, on se trouve dans une situation d’un comportement, par exemple, qui est inapproprié, et vous avez essayé de changer cela, c’est un contexte différent. Ce n’est pas comme la décision d’une politique, il faut l’accepter. En fin de compte et pour répondre à ces responsabilités de cadre de direction et de protéger les gens qui auraient besoin de protection dans certaines circonstances, tel l’harcèlement ou autres, ou dans un cas de rendement où on dit que le rendement ou le niveau de rendement de quelqu’un n’est pas à la hauteur de ce que devrait être, il faut entreprendre les mesures nécessaires.

Il faut toujours le faire d’une manière professionnelle. Il faut toujours le faire d’une manière appropriée. Il faut toujours impliquer les ressources nécessaires pour appuyer tout le monde qui est impliqué dans la situation. Ce qu’il ne faut pas faire, par contre, c’est tourner le dos au problème. Il faut le confronter et il faut le confronter bien.

Dans une troisième circonstance, si par exemple, dans une relation ou avec des groupes externes ou avec un autre ministère ou même un autre groupe à l’intérieur de votre propre ministère, vous avez des difficultés, vous avez tout fait pour essayer d’améliorer la situation mais vous n’êtes pas capable de le faire, de nouveau, je reviens à la question de l’exemple que vous êtes pour vos employés. Vous êtes capable, en tant que cadre de ... cadre de direction, d’améliorer la situation, de maintenir une certaine stabilité ou de rendre pire la situation. Et dans aucun cas, est-ce que, aucun cadre de direction ne devrait jamais rendre une situation pire lorsqu’il y a une question de mauvaise relation entre groupes. Parfois, il faut être patient, trouver le bon moment de pouvoir améliorer ça dans le futur. Parfois, c’est tout simplement la question de maintenir un certain niveau de politesse et de professionnalisme, même dans des circonstances difficiles.

Mais de nouveau, je reviens au fait que l’exemple que démontre le cadre de direction et le fait qu’il ne doit jamais rendre ou elle ne doit jamais rendre la situation pire, ce sont pour moi les points principaux qu’il ne faut jamais oublier. Et ça peut être très difficile et très frustrant. Soyons clair, les gens font le travail qu’ils font, souvent dans la fonction publique, parce qu’ils veulent contribuer. Ils donnent le mieux d’eux-mêmes en tout temps, très souvent.

Ceci étant dit, lorsqu’on est cadre de direction, on ne peut pas agir tout simplement pour soi-même. Ses frustrations, on ne peut pas les laisser sortir de la même façon qu’on les laissait sortir peut-être avant de devenir X. Nos préoccupations, on ne peut pas toujours les partager de la même manière, à cause de l’impact que ça sur les autres.

Il faut toujours et encore plus dans les moments les plus difficiles, toujours penser à l’exemple qu’on démontre parce que les gens vont suivre ce que vous faites beaucoup plus qu’ils vont suivre ce que vous dites. Et ils vont beaucoup plus regarder les moments difficiles, parfois les moments qu’on souhaiterait le moins qu’ils regardent. C’est de ça dont ils vont se souvenir dans l’avenir, pas forcément les moments faciles.