Apprentissage sur les questions autochtones

Reconnaissance du territoire

Cet outil de travail offre des conseils, liens et ressources pour fournir à la fonction publique les informations sur les raisons et les manières de reconnaître des territoires autochtones.

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Coutume ancestrale

Pour certaines Premières Nations, la reconnaissance de la présence d'une personne sur un territoire est ancrée dans des coutumes anciennes. Par exemple, lorsqu'une personne autochtone se trouvait sur le territoire d'une autre Nation, même si elle n'était que de passage, elle faisait connaître sa présence. C'était une façon de reconnaître la responsabilité de l'autre Nation à l'égard du territoire et d'indiquer qu’elle venait en paix.

De nos jours

À l’heure de la réconciliation, la coutume renaît lors de réunions à caractère plus ou moins officiel, reconnaissant la ou les nations autochtones qui occupent le territoire sur lequel la réunion a lieu.

« La reconnaissance du territoire est en elle-même une marque d’hommage et de respect envers les peuples autochtones. Elle atteste de leur présence tant historique qu’actuelle. La reconnaissance et le respect sont indispensables à l’établissement de relations saines et réciproques et à la poursuite du processus de réconciliation. »1

Dans l’esprit de la réconciliation, il est respectueux de reconnaître le territoire ancestral autochtone au début d’une rencontre à caractère plus ou moins official.

Quelques exemples de formulation

Winnipeg – Premières Nations (traité ou entente territoriale moderne) et Métis

« Je tiens à souligner que nous nous trouvons sur le territoire visé par le traité no 1 et que les terres sur lesquelles nous sommes rassemblés font partie du territoire traditionnel des peuples anishinabé, cri, oji-cri, dakota et déné, et de la patrie de la nation métisse. »

Capitale nationale – Premières Nations (sans traité ni entente territoriale moderne)

« Je tiens à souligner que les terres sur lesquelles nous sommes rassemblés font partie du territoire traditionnel du peuple anishinabé. »

Lors d’événements virtuels

« Je tiens à souligner que pour ma part, puisque je suis à (ville), je suis sur le territoire traditionnel de la nation X. Je reconnais qu’on travaille tous à des endroits différents et que par conséquent, vous pouvez travaillez sur un territoire traditionnel autochtone différent. Je vous encourage à prendre un moment pour y penser. »

Formulation en présence physique

La formule à utiliser dépend du territoire où l’on se trouve : en terre des Premières Nations, en terre métisse ou inuite. Il est aussi important de savoir si le territoire est visé par un traité ou une entente territoriale moderne.

des flèches montrant que les boîtes « Formulation en présence physique”» et «“Formulation en présence virtuelle » sont liées l'une à l'autre

Formulation en présence virtuelle

De nos jours, les cours, réunions et événements se déroulent de plus en plus dans un milieu virtuel. Il ne faut pas oublier que le rituel de reconnaissance peut aussi s’accomplir au début de ces rencontres virtuelles.

Chez les Premières Nations

Les Premières Nations se comptent par centaines au Canada. Il importe donc de toujours vérifier sur quel territoire traditionnel on se trouve.

Chez les Inuits

La tradition de la reconnaissance du territoire n’existe pas chez les Inuits. Toutefois, le Nunangat inuit (là où vivent les Inuits) n’est pas un vaste territoire unique, mais compte quatre régions distinctes :

  • Nunavut
  • Nunavik (Québec)
  • Nunatsiavut (Labrador)
  • Inuvialuit (T.-N.-O. et Yukon)

Chez les Métis

Lorsqu’on est sur le territoire de la Nation métisse, on parlera simplement du « territoire », et non du « territoire traditionnel ».

Le territoire est-il visé par un traité ou une entente territoriale moderne?

La formulation utilisée pour reconnaître le territoire change selon qu’il y a traité ou entente territoriale moderne (territoire traditionnel) ou non entre la Nation et le Canada.

Qu’est-ce qu’une frontière?

Les frontières des États coloniaux ont souvent créé des divisions artificielles à l’intérieur d’un territoire traditionnel. Par exemple, le territoire mohawk chevauche le Québec, l’Ontario et les États-Unis.

Chevauchement possible

Plusieurs nations autochtones peuvent occuper un même territoire, il faut alors s’assurer de toutes les nommer. Par exemple, à Vancouver, les nations musqueam, squamish, tsleil-waututh et tsawwassen s’entendent sur le fait que leurs territoires traditionnels se chevauchent.

Ressources additionnelles

Il n’existe aucune formulation standardisée applicable à tous les territoires. Il faut l’adapter selon le cas.

Plusieurs municipalités, provinces et territoires ont travaillé de concert avec leurs partenaires autochtones afin d’élaborer une formulation appropriée.

Informez-vous des protocoles à suivre avant votre visite.

Demandez à un Aîné autochtone de la région qu’il vous aide à formuler votre texte ou communiquez avec votre Centre d’amitié le plus proche.

Consultez les ressources suivantes :

Questions? Commentaires? Contactez-nous.

Apprentissage autochtone, École de la fonction publique du Canada

Courriel : csps.ils-saqa.efpc@canada.ca

1Guide de reconnaissance des Premières Nations et des territoires traditionnels